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Une société plus humaine. Utopie ou réalité. Ed. Karpathos.2007. La France peut, par son histoire, son tempérament, ses avancées sociales, économiques, technologiques, scientifiques, sa relative indépendance énergétique et malgré son endettement chronique qui la fait aujourd’hui pointer du doigt par la Banque mondiale, prétendre incontestablement à être un des meilleurs candidats parmi tous les pays du monde. N’oublions pas que la France a été à l’initiative de l’affranchissement de l’état de servitude pour tous les peuples de la terre en inaugurant l’état de révolution et en édictant des droits universels pour l’homme dont toutes les vraies démocraties d’aujourd’hui se sont inspirées. Dans son organisation et sa protection sociale, la France a choisi de préserver la liberté et la dignité des individus et de consacrer une grande part de son budget à la santé et à la protection sociale et de cela, elle peut se glorifier. C’est peut-être pour notre pays sa dernière chance de participer encore une fois à l’histoire de l’avancée du progrès social général. Si la France rate ce train, il se pourrait bien qu’elle se fasse totalement phagocyter par la machinerie infernale d’une mondialisation au rabais nous promettant à coup sûr un avenir moyenâgeux constitué de hordes de sauvages et d’indigents gouvernés et encadrés par une minorité de nantis et d’instruits les maintenant en état de survie abêtissante. Pour contrer un destin aussi funeste, il nous faudrait, un vrai président avec un gouvernement tout à la fois téméraire, courageux et diplomate s’étant assuré avant tout de la volonté (et non du désir) de son peuple d’essayer de se donner les moyens d’une certaine autosuffisance économique et intellectuelle. Il lui faudrait aussi se sentir soutenu par l’engagement inconditionnel des puissants acteurs socioéconomiques (investisseurs, entreprises, etc.) et des intellectuels (éducateurs, religieux, philosophes, sociologues) de notre pays décidés à tenter l’expérience de marcher tous dans la même direction, celle du progrès. Il ne faut pas se leurrer, seuls le savoir faire et la puissance économique de nos industries (productives, agricoles, énergétiques, technologiques) sont susceptibles d’initier une telle aventure capable de donner le tempo nécessaire à une mondialisation vraiment «humaine» sur le mode de l’égalité socio-économique sur la base de règles saines de jeux. |