| MATHILDE LOISEAU-VOINCHET
ARCHITECTE D.P.L.G. 72, avenue Charras 63 000 CLERMONT-FERRAND TEL. 04 73 91 42 33 - Portable. 06 25 04 94 12 E.mail : loiseau.mathilde@aliceadsl.fr Site : http ://www.hop.fr |
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En ce qui concerne
le mur dit des « Sarrasins », tout réside dans le mystère. Personne ne
saurait parfaitement parler de ses origines. D’ailleurs, en architecture,
tout ce qu’on ne connaît pas bien historiquement est souvent qualifié
de « sarrasin ». C’est la parole de l’Architecte en Chef des Monuments
Historiques François Voinchet par rapport à ce mur. Pour l’Architecte
Bernard Médas, il s’agirait d’un mur gallo-romain et ce serait l’une des
ruines les plus anciennes de Clermont-Ferrand (Augusto-Nemetum). Pour
d’autres, le mur est plus récent et date de la montée des Maures sur Clermont,
avant qu’ils ne soient délogés par Charles Martel à partir de Poitiers.
Avant les immeubles et les garages des années 60-70 qui entourent le mur,
il y aurait eu un château. Aujourd’hui à l’abandon, le mur des Sarrasins
reste néanmoins un vestige précieux de la ville de Clermont-Ferrand. Il
se cache derrière des bâtiments, certes, qui sont loin d’avoir sa valeur.
D’où l’idée que ces bâtiments ne le mettent pas en valeur. Or bien au
contraire, par l’effet de contraste qu’ils exercent dans leur promiscuité
avec le mur, toute la richesse de ce dernier s’en trouve magnifiée. Notre
but est d’utiliser l’enclave où se situe le mur pour créer un espace,
un cocon, un havre de paix qui nous arrache à l’agressivité de la ville
au centre même de laquelle nous nous trouvons. Dans notre projet, le but
sera de procurer du dépaysement, de l’exotisme, du calme, du repos, de
quoi voyager tout près de chez soi en gardant un œil d’archéologue sur
le mur. Par œil d’archéologue je veux parler de visions fragmentées et
non globales. Donc visions beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus riches
permettant d’imaginer des reconstitutions. Aussi, au détour de la rue
quelle ne sera pas la surprise d’apercevoir ce coin caché, intime, plein
de calme et de richesses diverses : un salon de thé Touareg. On y boirait
le thé du matin dédié à la dureté de la vie, le thé du midi dédié à l’amour,
le thé du soir dédié à la suaveté du souffle de la mort. Dans un salon
de thé Touareg, il serait bon de passer du temps dans une ambiance éloignée
du stress de la ville, plus proche de la contemplation et du silence.
Par exemple, un salon de thé calme pour les personnes travaillant la journée. |
Le mur des sarrasins serait couvert par le prolongement de la toiture de verre ou de Plexiglas du salon de thé Touareg. Sous cette couverture, dans le salon de thé, présence d’une tente touareg faisant comme une double peau. Le salon de thé se trouve à l’étage alors qu’au rez-de-chaussée il y a un parking. La dalle entre le parking et le salon de thé s’arrête avant le mur des sarrasins de façon à laisser une fente où passe la lumière de faisceaux installés à la base du mur vestige à la manière d’un son et lumière. |
La maquette cherche à expliquer la notion d’enclave du projet pris entre tous ces bâtiments et sa différence ainsi que sa mise en valeur par rapport à ce qui l’entoure. La richesse de cette architecture enserrée dans des immeubles se découvre plus particulièrement de l’intérieur. Il s’agit d’un espace caché, intime, chaleureux, que l’on découvre presque par surprise. |
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