
| PLACE AUX OISEAUX Une conception poétique et intuitive Une enfance rémanente. Etant petite, j'allais souvent me promener à bicyclette avec mes parents, mon frère et mes soeurs dans la campagne. Je me souviens aussi d'avoir observé les oiseaux à la jumelle avec mon frère et mon père. D'autres fois, nous allions pêcher des animaux aquatiques (têtards, tritons, larves de dytique, de libellule...) dans les mares, munis d'épuisettes. Et lorsqu'il faisait froid, nous restions à contempler le produit de nos pêches dans un aquarium, bien au chaud, et nous suivions l'histoire passionnante de cette nature à la fois féroce et prolifique qui me paraissait nettement moins ennuyeuse que les poissons qui tournaient en rond, dans des bocaux, chez nos camarades de jeux. Epouvantés devant les larves de dytique sanguinaires qui mangeaient les pauvres petits têtards, nous avions décidé d'aller un peu à l'encontre de la nature en divisant l'aquarium en deux ; celui des " monstres " s'est rempli peu à peu d'une forêt aquatique luxuriante et mystérieuse nous laissant imaginer des scènes terribles. Le deuxième aquarium bien entretenu, nous avons pu contempler la cour que faisaient les tritons mâles à leur femelle, et la naissance de petits de toutes espèces. D'autres spectacles agrémentaient notre hiver, comme celui de mon père confectionnant des cabanes à oiseaux qu'il allait ensuite accrocher sur les murs de la maison. Le principe de l'architecture de l'observatoire d'oiseaux qui suit conduit les visiteurs par étapes : |