N'en parlons plus. C'est du passé. On s'est aimés, Puis moins aimés. Faut plus s'le dire : c'est arrivé. On est des gens Intelligents Qui n'avons pas su être heureux. On s'est tout dit. On s'est menti. Ce soir, essayons d'aller mieux. La solitude, Les habitudes, On finira par s'habituer. Naturell'ment, Pour tes parents, Ne pas dire toute la vérité On prendra le même avocat. Ce sera le tien si tu veux. Aie complèt'ment confiance en moi. La guerre de toi n'aura pas lieu... On aura les torts partagés. C'est un divorce à l'amitié. Gardons ensemble Ce qui ressemble Encore au meilleur de nous deux, En espérant Qu' avec le temps On oubliera, on ira mieux. On prendra le même avocat. Ce sera le tien si tu veux. Aie complèt'ment confiance en moi. La guerre de toi n'aura pas lieu... On aura les torts partagés. C'est un divorce à l'amitié. On s'est aimés, Puis moins aimés. Faut plus s'le dire : c'est arrivé. On est des gens Intelligents Qui n'avons pas su être heureux. On s'est tout dit. On s'est menti. Ce soir, essayons d'aller mieux.
Que je fais lorsque je m'ennuie, J'ai imaginé sans complexe Qu'un matin je changeais de sexe, Que je vivais l'étrange drame D'être une femme. Femme des années 80, Mais femme jusqu'au bout des seins, Ayant réussi l'amalgame De l'autorité et du charme. Femme des années 80, Moins Colombine qu'Arlequin, Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes. Être un P.D.G. en bas noirs, Sexy comm'autrefois les stars, Être un général d'infanterie Rouler des patins aux conscrits. Enceinte jusqu'au fond des yeux, Qu'on a envie d'app'ler monsieur, Être un flic ou pompier d'service Et donner le sein à mon fils. Femme cinéaste, écrivain, A la fois poète et mannequin, Femme panthère sous sa pelisse Et femme banquière planquée en Suisse. Femme dévoreuse de minets, Femme directeur de cabinet, A la fois sensuelle et pudique Et femme chirurgien-esthétique. Une maîtresse Messaline Et contremaîtresse à l'usine, Faire le matin les abattoirs Et dans la soirée le trottoir. Femme et gardien de la paix, Chauffeur de car, agent-secret, Femme général d'aviation, Rouler des gamelles aux plantons. Être un major de promotion, Parler six langues, ceinture marron, Championne du monde des culturistes, Aimer Sissi impératrice. Enceinte jusqu'au fond des yeux, Qu'on a envie d'app'ler monsieur, En robe du soir, à talons plats, Qu'on voudrait bien app'ler papa. Femme pilote de long-courriers Mais femme à la tour contrôlée, Galonnée jusqu'au porte-jarretelles Et au steward rouler des pelles. Maîtriser à fond le système, Accéder au pouvoir suprême : S'installer à la Présidence Et de là faire bander la France. Femme et gardienne de prison, Chanteuse d'orchestre et franc-maçon, Une strip-teaseuse à corps perdu, Emmerdeuse comme on en fait plus. Femme conducteur d'autobus, Porte des halles, vendeuse aux puces, Qu'on a envie d'appeler Georges Mais qu'on aime bien sans soutien-gorge. Femme des années 80, Mais femme jusqu'au bout des seins, Ayant réussi l'amalgame De l'autorité et du charme. Femme des années 80, Moins Colombine qu'Arlequin, Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes. Être un P.D.G. en bas noirs, Sexy comm'autrefois les stars, Être un général d'infanterie, Rouler des patins aux conscrits. Femme cinéaste, écrivain, A la fois poète et mannequin, Femme panthère sous sa pelisse Et femme banquière planquée en Suisse. Femme dévoreuse de minets, Femme directeur de cabinet, A la fois sensuelle et pudique Et femme chirurgien-esthétique. Être un major de promotion, Parler six langues, ceinture marron, Championne du monde des culturistes, Aimer Sissi impératrice. Femme et gardien de la paix, Chauffeur de car, agent-secret, Femme général d'aviation, Rouler des gamelles aux plantons. Femme pilote de long-courriers Mais femme à la tour contrôlée, Galonnée jusqu'au porte-jarretelles Et au steward rouler des pelles. Maîtriser à fond le système, Accéder au pouvoir suprême : S'installer à la Présidence Et de là faire bander la France. Femme des années 80, Moins Colombine qu'Arlequin, Sachant pianoter sur la gamme Qui va du grand sourire aux larmes.
Aigrie, M'a dit : "Ca rapporte gros la chansonnette Et faut pas trop s'casser la tête Pour réussir dans la partie !" Au fond, Il faut trouver des mots "tout bêtes" Qu'on fond Dans une mélodie simplette Et attendre en bas de chez-soi Que quelqu'un chante ce p'tit air-là. Madame, coincée dans vos embouteillages, Essayez donc d'écrire deux pages. Ce n'est guère plus long, Une chanson. Mais faites Rimer entre eux des mots "tout bêtes" Sifflez une mélodie simplette Et allez chercher vos millions. La mer, Quoi de plus simple que la mer, Des moutons blancs sous un ciel clair Et des reflets d'argent, D'argent, D'argent, mais vous aviez oublié la mer. Alors, racontez-moi les Pyrénées, Ses villages, ses vieilles cités. Du Narbonnais à Castelane, Faites donc courir le vent d'Espagne, Et puis songez à vos amours d'enfance, De Perpignan ou de Provence, Les fiancés de Montauban S'aim'ront encore longtemps, longtemps. Madame, passez sous le pont des poètes. Lancez-vous dans la chansonnette. Juste dix mots sur l'Anatolie, Do - la - fa - sol Et mettez sur un 33 tours Ce qu'il vous reste de vos amours
Que je n'avais pas bu La moitié d'une bière Et pas fumé non plus. J'étais tout à fait clair, J'allais bien dans ma peau, J'étais bien dans ma tête, J'écoutais la radio. J'écoutais les infos, J'écoutais la radio. Soudain, Monsieur le commissaire, J'ai vu comme un éclair Déchirant le brouillard. C'était un oiseau bizarre Qu'était pas un oiseau, Qu'était pas un avion. Sur ma dépositon, N'était ni vrai ni rond Mais oui j'allais très bien, Très très bien, très très bien. Je roulais à cent-vingt A cent-vingt, à cent-vingt. J'écoutais la radio, La radio, la radio. L'engin m'a dépassé Dans un bruit de tonnerre Et puis s'est arrêté Suspendu dans les airs. Alors j'ai entendu Une voix extraordinaire Me dire : "Ne craignez rien : Nous ne voulons pas la guerre. Nous sommes des Terriens De la planète Terre. Nous sommes des amis Qui vous voulons du bien." Docteur, docteur, docteur, docteur, Internez-moi ce Martien ! Je jure sur la tête de ma mère Que je n'avais pas bu La moitié d'une bière Et pas fumé non plus. J'étais tout à fait clair, J'allais bien dans ma peau, J'étais bien dans ma tête, Je roulais à 120. Mais oui, j'allais très bien
Abîmée par le temps, Le souvenir d'un être Aimé à dix-sept ans, On revoit un visage, On écoute une voix Qui ressemble au passage A l'image d'autrefois, On en fait des histoires Pour une photo jaunie, Le ciel de ma mémoire A des reflets bleu-nuit. Putain de temps Qui fait des enfants aux enfants, Des tours d'ivoire aux éléphants, Putain de temps. Tout doucement, On va sur ses noces de diamant. Le champagne coule au nouvel an, Putain de temps. On cherche dans un livre Les mots que l'on attend, De n'avoir pas su vivre La vie au bon moment. On rencontre au hasard Un témoin du passé Et s'ouvrent les armoires Des sentiments blessés. On refait malgré soi Le chemin à l'envers En se disant tout bas Que c'était mieux hier. Putain de temps Qui fait des enfants aux enfants, Des tours d'ivoire aux éléphants, Putain de temps. Tout doucement, On va sur ses noces de diamant, Le champagne coule au nouvel an, Putain de temps. Depuis le temps Qu'on va de l'eau à l'Océan, Sans fin et sans commencement, Putain de temps. Finalement, Le ciel nous gardera vivant. On se reverra forcément, Putain de temps.
Et moi je suis entre vous deux. Tu es un mod et toi rocker Et moi j'ai un peu froid aux yeux. On m'avait dit bien gentiment D'aller à Londres faire un tour Pour me mettre un peu au courant De ce qui s'passe hors de la cour. Tu es un mod et toi rocker, Et moi je suis entre vous deux. Tu es un mod et toi rocker, Et moi j'ai un peu froid aux yeux. Si les anglaises s'habillent court, Ce n'est pas moi qui m'en plaindrai, Mais pour pouvoir leur faire la cour Je prendrais bien cent fois le thé. Tu es un mod et toi rocker, Et moi je suis entre vous deux. Tu es un mod et toi rocker, Et moi j'ai un peu froid aux yeux. Quand les guitares se déchaînent, Le soir, au coin de Trafalgar, C'est une réaction en chaîne Où les melons n'ont rien à voir. Tu es un mod et toi rocker, Et moi je suis entre vous deux. Tu es un mod et toi rocker, Et moi j'ai un peu froid aux yeux. Si j'ai foulé votre gazon, Ne me suivez donc pas ainsi. Je réclame votre pardon. Je vais partir. I am sorry Tu es un mod et toi rocker, Et moi je suis entre vous deux. Tu es un mod et toi rocker, Et moi j'ai un peu froid aux yeux. Tu es un mod et toi rocker, Et moi j'apprécie votre terre. Tu es un mod et toi rocker, Et je crie très fort : "Vive l'Angleterre, Vive l'Angleterre, vive l'Angleterre !"
Tous nos enfants sont désormais heureux sans nous. Ce soir il me vient une idée : Si l'on pensait un peu à nous, Un peu à nous. On s'est toujours beaucoup aimés, Mais sans un jour pour vraiment s'occuper de nous, Alors il me vient une idée : Si l'on partait comme deux vieux fous, Comme deux vieux fous. On habiterait à l'hôtel. On prendrait le café au lit. On choisirait un p'tit hôtel Dans un joli coin du midi. Ce soir il me vient des idées, Ce soir il me vient des idées. On a toujours bien travaillé. On a souvent eu peur de n'pas y arriver. Maintenant qu'on est tous les deux, Si l'on pensait à être heureux, A être heureux. Tu m'as donné de beaux enfants. Tu as le droit de te reposer maintenant, Alors il me vient une idée : Comm'eux j'aimerais voyager, Hmmm Voyager. Mais on irait beaucoup moins loin : On n'partirait que quelques jours Et si tu me tiens bien la main, Je te reparlerai d'amour. Ce soir il me vient des idées, Ce soir il me vient des idées. Nous revivrons nos jours heureux Et jusqu'au bout moi je ne verrai plus que toi. Le temps qui nous a rendus vieux N'a pas changé mon coeur pour ça, Mon coeur pour ça.
Coulait du côté de St-Paul de Vence Des Balkans jusqu'en Provence Alors les lavandes Parfumeraient les plaines d'Orient De la Provence jusqu'aux Balkans Et si la Mer Noire Venait baigner les côtes de France Les Balkans seraient en Provence Alors le Mistral Au Danube donnerait l'accent Et la Provence serait aux Balkans Mon père disait : "Là-bas, c'est la liberté, La France... la Méditerranée" Et Ie mien chantait Comme un Tzigane heureux Daudet, Pagnol et Jean Lebleu L'amour, l'amitié Feraient passer toutes les distances Des Balkans à la Provence L'Est et le Midi Cheveux bruns, cheveux blonds se mêlant La Provence et Ies Balkans Alors je serais Magali ou Fanny Et toi Jordan ou Vassili J'aurais vu le jour Entre Byzance et Roumanie Et toi sous le soleil d'ici La vallée des roses Et l'Estérel se rejoignant La Provence et les Balkans La Provence et les Balkans La Provence et les Balkans Haut de page Retour |
||||||||||||||||